Cela faisait longtemps que je n'avais pas ouvert un roman contemporain. Pendant plusieurs années, j'ai pourtant adoré ce genre, notamment grâce aux livres de Virginie Grimaldi, David Foenkinos ou encore Tatiana de Rosnay. Depuis, mes lectures ont pris une toute autre direction et je me suis laissée happer par la fantasy, la romance ou encore les réécritures de mythes. Lorsque j'ai vu Les coquillages ne s'ouvrent qu'en été de Clara Héraut dans ma médiathèque, j'ai eu envie de plonger dans l'univers estival de ce roman centré sur les relations familiales et la santé mentale.
Les coquillages ne s'ouvrent qu'en été, par Clara Héraut
Résumé :
"Comme chaque année, Léna et Phoebe passent les vacances d’été sur la côte basque. Léna ne rêve que de surf et de faire la fête sur la plage, tandis que Phoebe peine à reprendre son souffle après une première année de fac compliquée. Les deux sœurs ne se parlent presque plus et leur famille est au bord de l’implosion. Mais cet été, il y a Inaya, cette fille qui bouleverse toutes les certitudes de Léna. Il y a aussi Isaac, le premier amour de Phoebe à qui elle a brisé le cœur l’été dernier. Il y a surtout ces choses que les deux sœurs ne se sont jamais dites."
Informations :
📆 Paru en 2024
📚 Genre : Contemporain
💬 Thèmes : Young Adult - Santé mentale - LGBTQ+
📣 Tropes : Famille - Relations entre soeurs
📕 436 pages
Les coquillages ne s'ouvrent qu'en été : Mon avis
Les coquillages ne s'ouvrent qu'en été est le premier roman de Clara Hérault que je découvre, et certainement pas le dernier. J’ai aimé sa plume fluide et pleine de sensibilité. C’est un roman qui se lit rapidement, et qui se laisse difficilement oublier par la suite…
On y suit Phoebe et Léna, deux sœurs qui se sont peu à peu éloignées. J'ai beaucoup aimé découvrir leur histoire à travers leurs deux points de vue. Être dans la tête de chacune permet de mieux comprendre leurs réactions, leurs blessures et leurs contradictions. Il y a des moments où j'ai trouvé Phoebe un peu trop effacée, Léna un peu trop impulsive, ou encore leur mère particulièrement dure. Et pourtant, au fil des chapitres, on comprend pourquoi elles agissent ainsi. Personne n'est parfait, chacun porte ses blessures, et c'est ce qui rend ces personnages aussi touchants.
Le roman aborde des sujets forts comme la dépression, le trouble anxieux, les conflits familiaux, l'orientation sexuelle, l'homophobie intériorisée ou encore l'isolement. Ce sont des thèmes que je lis finalement assez peu, moi qui me tourne surtout vers la romance et la fantasy, mais j'ai trouvé qu'ils étaient traités avec beaucoup de justesse. Rien ne paraît forcé ou exagéré, tout sonne juste.
J'ai aussi beaucoup aimé le contraste entre l'ambiance des grandes vacances, avec la mer, l'été et ce sentiment de liberté, et les émotions beaucoup plus lourdes qui traversent le récit. Derrière ce décor lumineux se cachent la détresse, le mal-être, les non-dits et les blessures de chacun. C'est un roman parfois difficile, souvent poignant, qui m'a davantage émue qu'il ne m'a fait sourire. Si vous êtes sensibles à certains de ces sujets, je vous conseille d'ailleurs de jeter un œil aux trigger warnings avant de vous lancer.
Mon seul petit bémol concerne la fin, que j'ai trouvée un peu rapide. J'aurais aimé passer un peu plus de temps avec les personnages et découvrir ce qu'il se passe après. Certaines discussions restent en suspens et il subsiste plusieurs non-dits, notamment autour de Léna, dont j'aurais aimé voir le mal-être davantage exploré. Cela n'a absolument pas gâché ma lecture, mais je referme ce roman avec un léger goût d'inachevé… même si je me doute que c'était sans doute le choix de l'autrice.
Connaissiez-vous Les coquillages ne s'ouvrent qu'en été ? Quelles références en littérature française comtemporaine me recommanderiez-vous ?





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