Après trois jours à découvrir Bucarest, nous quittons la capitale roumaine pour partir à la découverte d'une nouvelle région : la Transylvanie. Au programme : châteaux, villages saxons, citadelles fortifiées et paysages de montagne. Une étape qui nous a permis de découvrir une autre facette du pays, entre histoire médiévale et traditions encore bien ancrées.
À la découverte de Brasov et ses alentours
Pour découvrir les premiers jours de notre voyage, rendez-vous dans mon article dédié à Bucarest.JOUR 4 - Des monastères aux châteaux de contes de fées
Nous prenons la route dès le matin avec deux premiers arrêts prévus avant de rejoindre Brașov : deux monastères situés dans les environs de Bucarest.
Le monastère de Snagov : une visite qui nous a laissés perplexes
Première étape de la journée : le monastère de Snagov, situé sur une petite île au milieu d'un lac. L'endroit est particulièrement connu pour abriter, selon la tradition, le tombeau de Vlad Țepeș, qui aurait inspiré le personnage de Dracula. Nous avons toutefois été assez mitigés par notre expérience sur place. Dès notre arrivée, un homme nous demande une participation pour le stationnement, ce qui ne nous choque pas puisque le parking a effectivement été aménagé. En revanche, l'accès au monastère nous a laissé une impression plus étrange : aucun tarif officiel n'était affiché, aucun ticket n'était délivré et seul le paiement en espèces était accepté. Après avoir refusé de payer, nous avons été invités à quitter les lieux de manière assez agressive. À vous de voir donc si cette visite vaut le détour selon vos attentes.
Le monastère de Căldărușani
Nous reprenons ensuite la route vers le monastère de Căldărușani. Nous arrivons malheureusement au moment d’une fête religieuse (la Saint-Démètre chez les orthodoxes, il me semble), ce qui limite un peu notre visite. Nous nous contentons donc de faire un tour du cloître avant de reprendre la route direction Sinaia.
Sinaia et les châteaux de Peleș et Pelișor
Notre objectif de la journée est ensuite de tenter notre chance au château de Peleș. Nous n’avions malheureusement trouvé aucune disponibilité en ligne, mais nous décidons tout de même de nous rendre sur place. En plein cœur des Carpates, le château de Peleș semble tout droit sorti d'un conte de fées. Ancienne résidence d'été du roi Carol Ier, il mélange avec élégance différents styles architecturaux. Lors de son inauguration, il faisait partie des demeures royales les plus modernes d'Europe, avec notamment l'électricité, le chauffage central et l'eau courante.
Juste à côté se trouve le château de Pelișor, construit pour les héritiers de Carol Ier. Plus intime, il possède une atmosphère différente mais mérite également le détour. Deux visites qui valent le coup ! Petit conseil cependant : ne faites pas comme nous, pensez à réserver vos billets en avance !
Prendre de la hauteur sur les monts Bucegi
Nous prenons ensuite le temps de découvrir Sinaia. La ville est plutôt agréable, avec ses anciens palais construits à l’époque pour les proches de la famille royale. Aujourd’hui, c’est une station de ski réputée en hiver. Nous prenons le télécabine direction les monts Bucegi. Nous nous arrêtons au premier tronçon, à environ 1 400 mètres d’altitude, mais la vue est déjà magnifique sur les montagnes environnantes. Il est possible de poursuivre avec plusieurs randonnées, mais attention : la région est connue pour la présence d’ours. Le billet aller-retour pour ce premier tronçon nous aura coûté environ 75 lei par personne.
Arrivée à Brașov
Nous reprenons finalement la route direction Brașov, où nous posons nos valises pour deux nuits au B&B Boutique Marlen, avec un excellent petit-déjeuner maison compris. Pour notre premier dîner, nous choisissons le restaurant Bella Magica. Je teste un plat typique composé d’une sorte de gratin de polenta au fromage accompagné de saucisse fumée et d'un œuf au plat. En dessert, nous goûtons une préparation à base de crêpes et de crème : très bon, mais extrêmement copieux !
JOUR 5 - À la découverte des villages saxons
Pour cette cinquième journée, nous décidons de quitter Brașov pour partir explorer plusieurs villages saxons et leurs célèbres églises fortifiées. La Transylvanie compte une centaine de villages de ce type, témoins de l’arrivée des populations allemandes appelées « Saxons » au XIIᵉ siècle. Invités par les rois de Hongrie à s’installer dans la région, ils avaient pour mission de peupler le territoire mais aussi de le protéger face aux raids des Turcs et des Tatars. Les villages se sont alors construits autour d’une église fortifiée. Ces véritables petits systèmes de défense possédaient plusieurs tours, chacune ayant une fonction précise : stocker les réserves, protéger les habitants ou permettre de tenir un siège. Beaucoup de ces ensembles ont été préservés jusqu’au XXᵉ siècle, avant le départ massif des populations saxonnes dans les années 1990. Nous partons à la découverte de ces villages, qui donnent aujourd’hui un aperçu assez unique de l’histoire de la région.
Avez-vous déjà visité la Transylvanie ? Cette région fait-elle partie de vos envies de voyage ?
Dealu Frumos et Alma Vii
Notre premier arrêt est rapide : nous faisons simplement un détour par Dealu Frumos, avant de poursuivre vers Alma Vii. C’est ici que nous visitons notre première église fortifiée de la journée. L’entrée coûte 12 lei par personne. Les explications sont disponibles en anglais et permettent de mieux comprendre l’histoire du lieu. La visite dure environ 45 minutes. Le site est bien entretenu et il est même possible de monter en haut dans les différentes tours et dans le clocher pour profiter de la vue sur le village et les alentours. Petit conseil : pensez à vérifier les horaires d’ouverture avant votre visite. Lors de notre passage, l’accès n’était pas possible toute la journée.
Biertan, l’une des citadelles les plus célèbres
Nous reprenons ensuite la route vers Biertan, probablement l’un des villages saxons les plus connus de la région. Avec ses maisons colorées et son imposante église fortifiée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le village a beaucoup de charme. Nous arrivons malheureusement au moment du déjeuner : la citadelle est fermée et aucun restaurant n’est ouvert dans le village… Nous profitons donc de ce temps d’attente pour nous promener tranquillement. Une fois la visite possible, nous découvrons la citadelle pour 20 lei par personne. Le tour est assez rapide (environ 30 minutes), mais les explications disponibles en anglais permettent de mieux comprendre l’organisation de ce lieu chargé d’histoire.
Sighișoara, la cité médiévale
Nous continuons ensuite notre route jusqu’à Sighișoara, l’un des coups de cœur de cette journée. La ville est construite sur deux niveaux : une partie basse plus moderne et une cité médiévale perchée sur une colline. Cette dernière, avec ses neuf tours encore conservées, est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est également ici que serait né Vlad Dracul, le père de Vlad Țepeș. La ville joue évidemment beaucoup sur cette histoire, avec notamment sa maison natale transformée en restaurant. Nous nous promenons dans les ruelles colorées, découvrons la célèbre tour de l’Horloge et montons jusqu’à l’église din Deal, accessible après avoir gravi un escalier couvert en bois de 173 marches. Une étape que nous avons particulièrement appréciée pour son ambiance médiévale et son charme hors du temps.
Saschiz et Viscri, derniers arrêts de la journée
Nous reprenons ensuite la route avec deux derniers villages au programme : Saschiz et Viscri. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter leurs églises fortifiées, mais ces arrêts valent tout de même le détour. Viscri notamment offre une belle immersion dans l’architecture traditionnelle saxonne, avec ses grandes fermes colorées alignées le long des rues. En fin de journée, nous avons la chance d’assister à une scène qui semble tout droit sortie d’une autre époque : les habitants rentrent avec leur bétail et leurs charrettes tirées par des chevaux. Un moment simple, mais qui illustre parfaitement l’atmosphère particulière de ces villages.
Dernier dîner à Brașov
De retour à Brașov, nous dînons au Bistro de l’Arte. Au menu : une soupe de tomate gratinée pour moi et des gnocchis à la crème accompagnés d’un morceau de porc pour mon chéri. En dessert, je teste les papanași fierți, une version cuite des fameux beignets roumains traditionnellement servis avec de la confiture et de la crème.
JOUR 6 - Brașov, sanctuaire des ours et château de Dracula
C’est déjà notre dernier jour à Brașov. Nous profitons de la matinée pour découvrir la ville de jour, après l’avoir seulement aperçue la veille au soir.
Découverte de Brașov
Nous commençons par visiter l’église noire, l’un des monuments emblématiques de la ville. L’entrée coûte 25 lei par personne. Nous flânons ensuite sur la place Sfatului, cœur historique de Brașov, puis dans les petites rues alentours. Nous passons également par la rue Sforii, réputée être l’une des rues les plus étroites d’Europe, avant de rejoindre le bastion des Tisserands. Brașov est une ville très agréable à parcourir à pied, avec un mélange d’architecture médiévale, baroque et influences saxonnes.
Liberty Bear Sanctuary : une rencontre avec les ours bruns
Nous quittons ensuite la ville pour rejoindre le Liberty Bear Sanctuary, le plus grand refuge d’ours bruns au monde. Nous avons réservé une visite guidée de 1h30, au tarif de 90 lei par personne. Pendant la visite, notre guide nous explique le fonctionnement du sanctuaire, le mode de vie des ours mais aussi les histoires de plusieurs pensionnaires. La visite est difficile par moments, car elle rappelle la cruauté dont certains animaux ont été victimes : ours utilisés comme attraction touristique, enfermés dans de mauvaises conditions ou maltraités. Mais elle est aussi porteuse d’espoir, en voyant ces animaux évoluer aujourd’hui dans un environnement beaucoup plus adapté. Une expérience marquante que nous recommandons vivement.
Le château de Bran, sur les traces de Dracula
Nous prenons ensuite la direction de Bran pour découvrir le célèbre château associé à Dracula. Nous avons longtemps hésité à le visiter, craignant un lieu trop touristique. Finalement, nous décidons d’y aller, avec la peur de regretter de l’avoir manqué. Première précision importante : même si le château a largement contribué au mythe de Dracula, Vlad Țepeș n’y aurait en réalité jamais séjourné. Le lien avec le personnage de Bram Stoker relève donc davantage de l’imaginaire que de l’histoire. Construit entre 1377 et 1388 sur ordre du roi de Hongrie Louis Ier, le château était à l’origine une forteresse destinée à surveiller le passage entre la Transylvanie et la Valachie et à contrôler les échanges commerciaux. La visite libre dure environ 40 minutes et coûte 90 lei par personne. Les panneaux explicatifs sont parfois difficiles à suivre, mais le château reste intéressant pour son architecture et son histoire. En revanche, nous avons moins apprécié les nombreux décors d’Halloween installés dans certaines salles. Cela nous a semblé assez éloigné de l’esprit patrimonial d’un site aussi emblématique.
Direction Curtea de Argeș
Nous quittons finalement la région de Brașov pour poursuivre notre voyage vers l’ouest, à travers les paysages montagneux. Nous passons la dernière nuit de cette étape à Curtea de Argeș. Nous nous arrêtons au restaurant Curtea Veche pour une soupe et des pickles pour moi (il était temps de manger quelques légumes !) avant de passer la nuit à proximité.
Le récap' des bonnes adresses
Avez-vous déjà visité la Transylvanie ? Cette région fait-elle partie de vos envies de voyage ?







































































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